Coûts et effort interne
La protection des données engendre des coûts récurrents, et non ponctuels. Pour l’outil, la licence Sightadel pour le RGPD est facturée mensuellement selon l’édition, avec une durée minimale d’un an. Si votre licence Sightadel comprend l’ISO 27001 ou l’ISO 9001, vous bénéficiez d’une remise permanente sur le RGPD. Tous les prix et un simulateur se trouvent sur notre page Plans et tarifs.
S’y ajoute le délégué à la protection des données, si vous devez ou souhaitez en désigner un. Il peut être interne ou externe. Un délégué interne a besoin de temps, de formation continue et bénéficie d’une protection contre le licenciement dont il faut tenir compte dans la planification du personnel. Un délégué externe facture selon son propre modèle. Dans les deux cas, c’est indépendant de Sightadel.
Le poste le plus important est l’effort interne pour la documentation de base : registre des activités de traitement, contrats avec les prestataires, mesures techniques et organisationnelles, processus pour les demandes des personnes concernées et les violations de données. Deux à quatre mois sont réalistes si une personne y travaille régulièrement et que les métiers y contribuent. Il s’agit ensuite de maintenir : inscrire les nouveaux traitements, vérifier les contrats, appliquer les durées de conservation, former le personnel. Si vous avez besoin d’aide sur des questions particulières, vous ajoutez du conseil sous forme de forfait directement dans l’application. Sightadel ne remplace pas un conseil juridique.
Amendes, réparation du préjudice et principe de responsabilité
Le RGPD prévoit deux plafonds d’amende : jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, notamment en cas de manquement aux obligations relatives à la sécurité, au registre ou à la sous-traitance, et jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % en cas de violation des principes, des bases légales ou des droits des personnes concernées, le montant le plus élevé étant retenu. Les autorités de contrôle fixent les amendes au cas par cas et tiennent compte notamment du degré de coopération et de préparation de l’entreprise.
Les actions en réparation des personnes concernées sont au moins aussi importantes. Elles peuvent porter également sur un préjudice moral, par exemple après une violation de données ou une réponse tardive à une demande d’accès. S’y ajoutent les injonctions de l’autorité de contrôle, qui peuvent limiter ou interdire un traitement, et, en Allemagne, les mises en demeure adressées par des concurrents (Abmahnungen), dont la recevabilité est discutée au cas par cas.
L’essentiel est le principe de responsabilité. Vous devez non seulement respecter la protection des données, mais aussi pouvoir le démontrer. En cas de plainte, l’autorité de contrôle demande le registre, la base légale, les contrats et les mesures. Celui qui présente ces documents rapidement et de manière cohérente est en bien meilleure position. C’est précisément à cela que sert le niveau de preuve dans Sightadel.
La documentation exigée
Le RGPD exige expressément certains documents : le registre des activités de traitement, les contrats de sous-traitance, la documentation des violations de données, les analyses d’impact relatives à la protection des données pour les traitements susceptibles d’engendrer un risque élevé et, le cas échéant, la désignation du délégué à la protection des données. D’autres découlent du principe de responsabilité : description des mesures techniques et organisationnelles, mentions d’information, politique de conservation et de suppression, preuves des consentements, mises en balance en cas d’intérêt légitime et preuves de formation.
Le registre en est l’épine dorsale. Il décrit pour chaque traitement la finalité, les catégories de données et de personnes, les destinataires, les transferts vers des pays tiers, les durées de conservation et les mesures. S’il est bien tenu, les mentions d’information, la politique de conservation et les réponses aux demandes d’accès peuvent en être déduites. S’il est établi une fois puis oublié, il décrit deux ans plus tard une autre organisation.
Dans Sightadel, le modèle sectoriel propose des traitements types, que vous confirmez, complétez ou supprimez. Vous gérez les contrats et les sous-traitants ultérieurs dans le module Fournisseurs, et les mesures sous forme de questions guidées avec preuves. Des dates de réexamen garantissent que le registre est vérifié régulièrement.
Demandes des personnes concernées et violations de données au quotidien
Au quotidien, deux processus déterminent si la protection des données fonctionne : le traitement des demandes des personnes concernées et celui des violations de données. Vous devez en principe répondre à une demande d’accès dans un délai d’un mois. Pour des demandes complexes ou nombreuses, une prolongation de deux mois supplémentaires au plus est possible, si vous en informez la personne dans le premier délai en motivant la prolongation. L’accès porte sur les données elles-mêmes, les finalités, les destinataires, la durée de conservation et l’origine, ainsi que sur une copie.
Pour que cela fonctionne, il faut savoir clairement qui reçoit les demandes, comment l’identité est vérifiée, où se trouvent toutes les données et qui valide la réponse. Les demandes arrivent souvent par des voies inattendues : au service commercial, via un formulaire de contact, dans le cadre d’un litige prud’homal.
En cas de violation de données, le délai de 72 heures court à compter du moment où vous en prenez connaissance. Définissez qui évalue s’il existe un risque pour les personnes concernées, qui notifie et qui informe les personnes concernées. S’il s’agit en même temps d’un incident NIS2, les deux circuits de notification sont menés en parallèle. Dans Sightadel, les responsables et les modèles sont définis, et les demandes comme les violations sont enregistrées comme preuves avec leur date et leur appréciation.
Prestataires, cloud et transferts vers des pays tiers
Rares sont les organisations qui traitent des données uniquement par elles-mêmes. Paie, messagerie, CRM, outil de tickets, mesure d’audience et hébergement sont confiés à des prestataires. Chacun de ceux qui traitent des données pour votre compte doit être lié par un accord de sous-traitance (art. 28 RGPD), et vous devez l’avoir choisi avec soin. Cela implique de connaître ses mesures et ses sous-traitants ultérieurs.
Les transferts vers des pays situés hors de l’Espace économique européen méritent une attention particulière. Ils nécessitent un fondement, par exemple une décision d’adéquation de la Commission européenne ou des clauses contractuelles types assorties d’une évaluation de la situation dans le pays de destination. Même lorsqu’un fournisseur héberge les données dans l’UE, un accès depuis un pays tiers peut être possible, par exemple via le support ou la maison mère.
Dans le module Fournisseurs, vous enregistrez les prestataires avec leur contrat, leurs sous-traitants ultérieurs, les transferts et leurs preuves accompagnées de leur date de validité. Les contrats manquants deviennent des actions à mener. Sightadel est lui-même développé en Allemagne et hébergé en Allemagne, et chaque client reçoit un accord de sous-traitance au titre de l’art. 28 RGPD.
Articulation avec l’ISO 27001, NIS2 et l’IA
Le RGPD exige la sécurité du traitement, sans préciser en détail comment l’assurer. C’est là qu’un SMSI selon l’ISO 27001 est utile : contrôle d’accès, chiffrement, sauvegarde, journalisation et traitement des incidents y sont encadrés de manière systématique. Les mesures techniques et organisationnelles au titre de l’art. 32 se démontrent avec les mêmes preuves. Ce que l’ISO 27001 ne couvre pas, ce sont les bases légales, la limitation des finalités, les droits des personnes concernées et le registre des activités de traitement.
Les entités soumises à NIS2 utilisent le processus de gestion des incidents, le pilotage des fournisseurs et les formations pour les deux référentiels. Si vous utilisez l’IA avec des données personnelles, vous évaluez les risques pour les personnes concernées dans l’analyse d’impact relative à la protection des données et, le cas échéant, dans l’analyse d’impact selon l’ISO 42001. Les deux peuvent être menées conjointement, mais ne se remplacent pas.
Dans Sightadel, vous reliez une preuve une seule fois à toutes les exigences correspondantes. Votre délégué à la protection des données, interne ou externe, travaille avec son propre rôle. Dans le Trust Center, vous présentez à vos clients vos mesures, vos documents et vos sous-traitants ultérieurs, au lieu de remplir un nouveau questionnaire à chaque demande.